Criminonet : Actualité criminologique de la semaine (21/12/2009)

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Subject: Actualité criminologique

Bonjour à tous,

Voici les titres de l’actualité criminologique pour la semaine du 21 au 27 décembre 2009.

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PEDOPORNOGRAPHIE :

– Soixante interpellations en Espagne pour pédopornographie [Espagne]

– Un mineur interpellé pour pédopornographie [France]

PEDOPHILIE :

– Francis Évrard : trente ans de prison [France]

INCESTE :

– Sept ans de prison pour six ans d’inceste au Beausset [France]

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Actualité criminologique

Actualité criminologique – Semaine du 21 au 27 décembre 2009

PEDOPORNOGRAPHIE

Soixante interpellations en Espagne pour pédopornographie [Espagne]

La police espagnole a annoncé lundi l’interpellation de 60 personnes et la mise en examen de 25 autres personnes dans le cadre d’une importante opération contre la pornographie infantile sur internet.

Cette opération contre le recel et la distribution d’images et de vidéos à caractère pédophile sur internet, a mobilisé 200 policiers à travers tout le pays et permis de saisir 180 disques durs et 1.470 CD et DVD, explique la police dans un communiqué.

Images « très dures » d’agressions et abus

L’enquête a démarré après des plaintes d’usagers d’internet ayant détecté des vidéos pédophiles circulant sur des plate-formes d’échange de fichiers, certaines montrant « des images très dures » d’agression et d’abus sexuels sur des enfants en bas âge.

L’Espagne a mulplié ces dernières années les coups de filet contre la pornographie sur internet, s’aidant notamment d’un logiciel spécialisé, « Hispalis », permettant de détecter et fournir les noms et adresses des internautes se connectant sur des sites illicites.

Source : Belga

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Un mineur interpellé pour pédopornographie [France]

Un jeune homme à peine majeur a été interpellé cette semaine pour avoir détenu sur son ordinateur des images à caractère pédopornographique. Il a été remis en liberté mardi, dans l’attente d’une expertise psychiatrique.

« Il s’agit d’un acte isolé d’une personne, et pas d’un réseau », précise le substitut du procureur Julien Haquin, contrairement à ce qui a pu être écrit par ailleurs. La PJ d’Amiens a interrogé en début de semaine le jeune homme, dans les locaux du commissariat de Saint-Quentin. Les faits remonteraient à 2008-2009. Le disque dur a été saisi, ce qui devrait permettre aux enquêteurs de poursuivre leur travail. A la PJ, on confirme qu’il s’agit probablement d’un cas isolé.

L’interpellé a ensuite été remis en liberté, dans l’attente d’une expertise psychiatrique, obligatoire dans ces cas-là. Il semble assez inhabituel de voir un jeune mineur au moment des faits accusé de pédopornographie. Une première à la connaissance du substitut, qui confirme la rareté de la situation.

Mais la loi reste claire : toute détention d’images de jeunes mineurs est bien qualifiée de pédopornographie. « Le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d’enregistrer ou de transmettre l’image ou la représentation d’un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. […] Le fait de consulter habituellement un service de communication au public en ligne mettant à disposition une telle image ou représentation ou de détenir une telle image ou représentation […] est puni de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Source : L’Aisne Nouvelle

Pédophilie

Francis Évrard : trente ans de prison [France]

Après avoir contesté la qualification de viol, Francis Evrard a été condamné à trente ans de réclusion criminelle pour le viol du petit Enis, commis à Roubaix le 15 août 2007.

En mars, Francis Evrard, mis en examen pour viol, contestait ce qualificatif devant la chambre de l’instruction. En vain. En octobre, celui qui avait déjà été condamné pour des faits similaires, écopait de trente ans de réclusion criminelle pour l’enlèvement, la séquestration et le viol du petit Enis, âgé de cinq ans, à l’époque des faits. Une peine assortie d’une obligation de soins.

À la surprise générale, celui qui dans un premier temps avait laissé entendre qu’il ne ferait pas appel, a finalement changé d’avis juste avant l’expiration du délai légal. Un coup dur pour les victimes, qui devront se replonger dans l’horreur lors d’un nouveau procès en appel.

Source : La Voix du Nord

Inceste

Sept ans de prison pour six ans d’inceste au Beausset [France]

Jusqu’au terme de son procès, il a nié avoir violé ses deux filles, quand elles étaient âgées de 5 à 11 ans, dans les années quatre-vingt et jusqu’en 1990. Il avait toutefois reconnu des attouchements.

Ces abus avaient été dénoncés en août 2007 par la benjamine, maintenant âgée de 30 ans. Sa grande soeur, 34 ans, avait confirmé avoir elle aussi subi des viols de la part de son père. Mais en ce qui la concernait, les faits étaient si anciens qu’ils étaient prescrits.

Leur retentissement n’en était pas moins grand sur les victimes, effondrées en pleurs pendant tout le procès, côte à côte au banc des parties civiles.

L’absence de leur grand-père paternel sur le banc d’infamie, décédé en juillet dernier à 81 ans, a sans doute contrarié la manifestation de la vérité. Il avait reconnu avoir également abusé de ses petites-filles, comme de pratiquement toutes les femmes de la famille. Cet aveu avait révélé une dimension transgénérationnelle, dans la pratique de l’inceste au sein de cette famille.

Pas d’aveu à pardonner

« Il faut que les choses soient dites, pour que la banalisation de ces pratiques sexuelles dans cette famille pathologique s’arrête. »

Le voeu formé avec beaucoup de sensibilité par Me Véronique Lipari, aux intérêts de la benjamine, est resté lettre morte. L’aveu libérateur qu’attendaient les victimes n’est jamais venu.

« Elles n’ont aucune idée de vengeance. Elles ne veulent pas que leur père aille en prison. Elles aiment ce père, mais elles n’aiment pas ce qu’il leur a fait. Tout ce qu’elles attendent de lui, c’est qu’il aille au bout de ses explications, pour la compassion et le pardon. »

L’avocat général David Dufour était sur la même longueur d’onde : « Elles ont droit à l’entière vérité. Si elles ne l’ont pas eue de leur père, il faut au moins qu’elles aient cette vérité judiciaire. »

Dans le cours des débats, l’avocat général avait posé une question clé, qui résumait parfaitement le contexte familial de cet inceste transgénérationnel.

« Je ne sais pas. Je ne comprends pas. » La grand-mère des victimes, 79 ans, ne trouvait rien à répondre aux témoignages révélant que toutes les filles de la famille avaient été abusées par son défunt mari.

« Vous auriez préféré que tout cela se règle en famille », lui a demandé David Dufour.

« Ah, oui ! » Ce cri du coeur témoignait assez de la volonté, dans cette famille pathologique, de maintenir certains secrets bien à l’abri derrière les portes des placards.

La thèse de l’amalgame

Face à des réquisitions de douze ans de réclusion, Me Joëlle Cabrol s’en est tenue aux aveux de l’accusé, pour plaider l’acquittement au bénéfice du doute s’agissant des viols.

Pour elle, les faits étant anciens, les plaignantes avaient pu faire l’amalgame entre les abus commis par leur père et ceux de leur grand-père. Ce qu’elles présentaient sincèrement à la cour comme leur vérité, pouvait être le fruit d’une reconstruction de leur mémoire, avec des interprétations, des contradictions.

« Conséquence inévitable du temps qui passe, les souvenirs deviennent flous, les détails s’effacent. Mais vous n’avez pas le droit à l’à-peu-près. Il faut le juger seulement pour les faits qu’il a commis. »

Dans son délibéré, la cour a déclaré l’accusé coupable de tous les faits reprochés, y compris les viols.

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