Criminonet : Actualité criminologique de la semaine (28/12/2009)

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Subject: Actualité criminologique

Bonjour à tous,
Voici les titres de l’actualité criminologique pour la semaine du 28 décembre 2009.
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DOSSIER : POLICE SCIENTIFIQUE :
– Odontologiste médico-légale, elle fait parler les dents des morts [France]

PREVENTION INTERNET :
– Explorer 8 et Child Focus s’associent [Belgique]

REINSERTION DELINQUANTS :
– Pas de logement social pour les pédophiles, violeurs et dealers ? [Belgique]

MEURTRE :

– Dix ans de prison pour avoir tué sa fille victime d’un viol collectif [Proche-Orient]
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Actualité criminologique

Actualité criminologique – Semaine du 28 décembre 2009 – 3 janvier 2010

DOSSIER : POLICE SCIENTIFIQUE

Odontologiste médico-légale, elle fait parler les dents des morts [France]

Rozenn Madec est l’une des quatre odontologistes médico-légales du pays de Lorient.

Odontologiste médico-légale, Rozenn Madec a une spécialité rare.Pour elle, c’est un service public, pas un métier.

L’odontologiste médico-légal est, pour les dents, l’équivalent du médecin légiste. On imagine un quinqua un peu blasé, pas rasé, avec une blouse mal boutonnée et un mégot. Tout faux. Dans le pays de Lorient, il y a quatre odontologistes médico-légales : hé oui, toutes des femmes, pas un mec. Aucune n’exerce dans cette spécialité. Toutes sont chirurgiennes-dentistes.

C’est le cas de Rozenn Madec. Pourquoi s’est-elle embêtée à préparer ce diplôme un peu particulier si elle ne s’en sert pas ? « Moins je m’en sers, mieux ça vaut pour tout le monde ! Mais je l’ai fait dans une perspective de service public, en cas de catastrophe. La médecine légale m’a toujours intéressée. Et d’abord pour des raisons familiales. »

Quête d’identité
Le grand-père Madec est mort à Mers-el-Kébir, lors de l’attaque anglaise du 3 juillet 1940, qui fit 1 380 morts dont des centaines de marins bretons. « Pendant cinquante ans, un doute a plané sur la dépouille qui nous avait été rendue. Était-ce bien lui ? On n’en a eu la certitude que très longtemps après : un collègue du grand-père avait assisté à la mise en bière. Mon père l’a rencontré par hasard, lors d’une commémoration. Mais, très jeune, j’ai été sensibilisée à la quête de l’identité. »

Pour Rozenn, l’identification des victimes est d’abord un travail d’équipe. « Dans une catastrophe fermée comme la chute d’un avion (On a la liste des personnes à bord), ou dans une catastrophe ouverte (Des victimes sont indéterminées : bombe dans le métro), de multiples spécialistes travaillent en même temps. On est un acteur de l’identification : il n’y a pas deux dents pareilles. Lors du crash du Concorde, une seule victime n’a pas été reconnue par ses dents. C’est beaucoup moins cher que l’ADN, sauf si l’on est obligé d’utiliser les techniques isotopiques. »

Un sous-marin de 1864
Les isotopes, c’est un des dadas du Dr Madec. « Les dents fixent le cadre de vie des enfants d’un à dix ans. On peut faire des comparaisons qui permettent de retrouver la région de la naissance. » Un autre thème lui est cher. Elle y a consacré presque deux années : c’est l’histoire du premier sous-marin à avoir coulé un navire de guerre. Il s’appelait le HL Lumley, et c’était le 17 février 1864 à Charleston, pendant la guerre de Sécession. Le HL Lumley a sombré juste après. Il a été retrouvé en 1995.

« Je suis tombée sur cette histoire par hasard. Elle m’a fascinée. J’ai voulu savoir qui étaient les huit hommes à bord. » Le syndrome du grand-père avait frappé… Rozenn en a tiré un livre : Enquête médico-légale sur le naufrage du HL Lumley, publié chez L’Harmattan en 2008 (Avis aux amateurs d’histoire sous-marine : ça se lit d’une traite, excellent).

Dans son cabinet, Rozenn soigne ses patients comme tous ses collègues. Enfin, presque. « Parmi eux, il y a des militaires et des sous-mariniers. Ils connaissent ma spécialité. On en parle. Pour eux, c’est une garantie de plus en cas de malheur. » Morbide, tout ça, chère madame ? « Pas du tout ! C’est une enquête, utile, voire indispensable. J’ai quand même une crainte : devoir intervenir un jour à propos d’un enfant. »

Un article d’Yann LUKAS.

Source : Ouest-France

PREVENTION INTERNET

Explorer 8 et Child Focus s’associent [Belgique]

Internet Explorer 8, le navigateur de Microsoft, s’associe avec Child Focus pour financer des projets de prévention sur Internet. Concrètement, pour chaque téléchargement du logiciel Explorer 8, un euro est reversé à Child Focus. L’objectif est de rendre la toile plus sûre et plus fiable.

L’argent récolté via les téléchargements sur le lien belge et luxembourgeois d’Explorer permettra de financer des projets de prévention tels que ceux que l’on retrouve sur www.clicksafe.be, un site de Child Focus qui propose des conseils aux parents, aux enfants et aux professeurs pour surfer en toute sécurité.

« Garantir la meilleure protection à nos utilisateurs »
En collaborant, Child Focus et Microsoft veulent lutter contre les malwares, des logiciels malveillants utilisés notamment par les fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels dans le but d’usurper une identité.

« Nous allons continuer à investir dans Internet Explorer afin de garantir la meilleure protection à nos utilisateurs contre les cybercriminels », a expliqué Didier Ongena, directeur général de la division consommateurs de Microsoft Belux.

Explorer 8 est téléchargeable gratuitement sur Internet. Son téléchargement permet de soutenir la fondation Child Focus pour laquelle près de 5000 euros ont déjà été récoltés.

Source : Belga

REINSERTION DELINQUANTS

Pas de logement social pour les pédophiles, violeurs et dealers? [Belgique]

La société de logements sociaux de Seraing (Belgique) a refusé voilà quelques mois d’accorder un logement à 3 repris de justice: un dealer, un violeur (sur mineur) et un pédophile. Mais le code wallon du logement interdit de tenir compte du casier judiciaire pour attribuer les logements. Les locataires, eux, sont partagés entre peur et respect de la « 2ème chance ».

La société de logements sociaux la « Maison sérésienne », qui gère 3200 logements sur la commune de Seraing, est au centre d’une polémique entre le gouvernement wallon et et la Société wallonne de logement (SWL), révèle ce samedi La Libre Belgique. En cause ? La décision de la « Sérésienne » de ne pas accorder de logement social à trois ex-détenus en ayant tenu compte de leur certificat de bonne vie et mœurs, ce qui viole la législation régionale en la matière. Le logiciel qui calcule si oui ou non quelqu’un a droit à un logement social leur avait en effet accordé le feu vert.

Pas là pour faire de la réinsertion sociale
Alain Mathot (PS), bourgmestre de Seraing et coordinateur général de la société de logements sociaux, se défend. Il considère que la Maison sérésienne a l’obligation morale d’assurer la quiétude et la sécurité de ses locataires face à ces futurs voisins potentiellement dangereux. En effet, l’un avait été condamné pour vente de drogue avec récidive, l’autre pour viol sur mineur et le troisième pour pédophilie. « Il n’est écrit nulle part que les sociétés de logements sociaux doivent faire de la réinsertion sociale. Je n’ai pas de problème à m’occuper de cette catégorie de personnes, mais qu’on ne donne les moyens de le faire, notamment des assistants sociaux, ce que nous n’avons pas », expliquait-t-il au quotidien.

La Société wallonne du logement veut mettre la « Sérésienne » sous tutelle
Mais le code wallon du logement est clair et cela constitue un manquement grave, selon le commissaire de la SWL auprès de la « Sérérienne ». Il a ainsi introduit 5 recours pour sanctionner les dirigeants. La SWL a d’abord ordonné à la société de revoir sa position, mais puisqu’elle ne recevait aucune réponse, elle a finalement décidé de donner au commissaire le pouvoir d’annuler les attributions de logements sociaux de la « Sérésienne » durant 6 mois.

C’était sans compter sur la réponse du gouvernement wallon, à qui il revient le droit de donner ou non ce pouvoir au commissaire. Il a en effet jugé cette solution « inadéquate », révèle La Libre. La SWL étant sommée de trouver une alternative. Le gouvernement wallon a finalement opté, après une nouvelle demande revue par la SWL, d’adresser un rappel de la loi à la société sérésienne.

Des avis partagés … mais pour un pédophile, la pilule passe difficilement
Frédéric Delfosse est allé poser la question aux locataires de La Sérésienne pour RTL-TVI. « Je ne sais pas si je suis pour… Certainement… Je ne crois pas, j’ai trop peur », expliquait une dame d’un certain âge. « Normalement tout le monde à droit à une deuxième chance. C’est vrai que l’homme ou la femme a fait des conneries, je vais dire entre guillemets, ils ont droit à une deuxième chance. Donc il faut leur laisser quand même le droit d’avoir un logement social », considérait par contre une autre locataire. « Le quartier est déjà assez mouvementé, mais maintenant si c’est un délit mineur, si ce n’est pas un pédophile ou un criminel, il n’y a pas trop de problème », expliquait finalement une dernière locataire.

Aujourd’hui, les 3 demandeurs ont trouvé une habitation, mais ailleurs.

Source : RTL-TVI

MEURTRE

Dix ans de prison pour avoir tué sa fille victime d’un viol collectif [Proche-Orient]

Un homme de 61 ans a été condamné à 10 ans d’emprisonnement mercredi pour le meurtre « pour l’honneur » de sa fille adolescente, victime d’un viol collectif, à Ein Bacha, près d’Amman, a-t-on appris de source judiciaire.

« En 2008, la jeune fille de 17 ans avait été enlevée et violée par un groupe d’hommes, qui comparaissent en ce moment devant le tribunal », a déclaré cette source.

« Mais le père croyait que sa fille entretenait une relation intime avec l’un des hommes. Il l’a tuée par balle avant de se rendre à la police, déclarant qu’il avait voulu défendre son honneur ».

Dans un premier temps, le père avait été condamné à 15 ans de réclusion mais le tribunal « a décidé de réduire la peine en raison des appels à la clémence de la famille ».

Le meurtre est passible de la peine de mort en Jordanie mais dans les cas de crimes « pour l’honneur », les tribunaux peuvent faire preuve de clémence, en particulier à la demande de la famille.

Entre 15 et 20 femmes sont assassinées « pour l’honneur » chaque année en Jordanie en dépit des efforts des autorités pour mettre un terme à ces pratiques.

Source : Belga

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