Glisse et dance – Roller et textes

Les greniers sont pleins de souvenirs, et parfois il y a des petites fenêtres pour voir dehors dans le jardin.

En rangeant mon grenier j’ai retrouvé sous une fine pellicule de poussière ce texte qui date de 11 ans …
Il exprime bien ce que nous pouvons ressentir dans ces moments de glisse urbaine.

Belle journée à toutes et à tous !

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Glisse et danse

Les lumières inondent la ville
Et remplacent le jour qui s’éteint
La solitude te remplit peu à peu
De cette épine qui vide goutte à goutte

Refuse de sombrer, de couler
Arrache mes ailes cassées et plonge
A corps perdu dans ce vide infini

Les étoiles s’éteignent
Tu files des traînées de soleil en souvenir
Et tu oublies un goût de vie perdue
Dans un dernier râle… de rage

Un gouffre, un fond et tout le monde descend
Passez votre chemin braves gens je reviens
Le temps de passer mes habits de lumière
Et de chausser mes patins d’argent
Vous me pensiez éteint ? Je vais vous rallumer !

Je me déguise en aile et vous emmène
Auriez-vous besoin de mes rêves pour voler ?
Non c’est un simple mirage …
Voici les cartes redistribuées
Et je suis votre rêve dans vos yeux

Tout devient fluide et je coule
Entre vous, et vous, dans mes yeux
J’enveloppe le monde et le dépasse
Ma vitesse me donne cette puissance
Et mes jeux dans vos regards, vous touchent

Je frôle votre monde et ses visages fermés
Je frôle l’absolu de si près… pour vivre
Vivre ces instants si purs où tout est vérité
Pour toucher l’imprévisible et l’irréversible
Ou mon esprit ne voit plus rien
Ou mon corps suit la courbe dans l’équilibre parfait
Sans même sentir que l’erreur est fatale …

Je trace et me surprends à voler
A voler pour moi pour les autres que je ne vois plus
A voler pour le monde qui tourne autour de vous
A voler pour un monde qui s’est arrêté de bouger
Depuis que je file à la vitesse de la lumière

Mes membres deviennent un souffle et je m’efface
Pour laisser la place à ce vent d’hivers qui m’a accompagné
Et qui poursuit sa route sans fléchir …
Bonne route tourbillon qui m’a emporté

A bientôt Toi avec qui j’ai dansé
A bientôt vous qui ne m’avez pas vu passer
Ruben le 02/02/01

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